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INFORMATION

Lundi 22 janvier 2007

L’abbé Pierre est mort. L’information tombe comme un couperet. On le savait malade, fatigué mais… on espère toujours !

 

 

 

 

94 ans, dont plus d’un demi-siècle de combat pour les mal-logés, les sans-logis. L’abbé Pierre est le symbole d’une lutte, d’un cri poussé au cœur de l’hiver 54.

Fondateur des « Chiffonniers d’Emmaüs », il a su toucher notre conscience, notre cœur. Résistant, député au début de la IVème République , il a mené sur tous les fronts son combat pour les autres, s’oubliant parfois lui-même.

Je retiens de cet homme, hors du commun, une force, une volonté, une détermination : celle de faire changer les choses, celle de vouloir donner aux femmes et aux hommes un meilleur aujourd’hui pour préparer un autre lendemain. Je garde de lui l’image d’un homme malingre, barbichu, l’œil toujours vif malgré l’usure du temps.

Je garde, surtout, de son combat cette ténacité malgré les années qui passent, cette foi dans ses croyances en une autre société, en un autre monde. Homme exceptionnel, on le voulait parfait ; mais homme surtout, il avait des imperfections.

Lui qui appelait la mort, la voici arrivée. Il voulait parler à ce Dieu, auquel il croyait si fort, pour lui parler, l’interroger. Il le peut désormais. Je lui souhaite de trouver les réponses et le remercie de nous avoir apporter sa lumière dans ce monde décidément si noir.

Par Stéphane METAS
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Lundi 29 janvier 2007

Etre Ministre de l’Intérieur ou être candidat, Sarkozy n’a pas fait de choix et est les deux. Il n’y a pas d’incompatibilité entre ces deux fonctions, dit-il, soutenu par son entourage et l’UMP. Et de nous citer, Jospin et Chirac en 2002 qui étaient respectivement Premier Ministre et Président de la République pendant la campagne présidentielle d’alors.

Peut-on comparer ce qui n’est pas comparable ? Pour Sarkozy, bien sûr, tant que cela peut servir à tenter de dissimuler ces petits calculs qui ne profitent qu’à lui-même et à son clan !

D’ailleurs, il suffisait d’écouter RTL ce matin pour se rendre compte de la véracité des promesses de Sarkozy. Il n’y a pas de confusion sauf à utiliser, par exemple, le standard du Ministère de l’Intérieur pour accéder au QG de campagne du candidat. Et d’ailleurs, du QG du candidat on accède téléphoniquement aux bureaux des proches collaborateurs du Ministre, Place Beauvau.

Alors aucune confusion des genres ? Sarkozy, comme son maître en politique Jacques Chirac, promet… et ne tient rien !

Stéphane METAS, Secrétaire de section

Par PARTI SOCIALISTE ROISSY- EN- BRIE
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Mardi 27 février 2007

Hier soir, lundi 26 février 2007, j'ai regardé François Bayrou face aux 100 personnes réunies dans l'émission de TF1. Je voulais comprendre : était-il à gauche, ou à droite ? Parce que je sais qu'il répète à l'envi qu'il est au centre et donc ni d'un côté ni de l'autre mais quand même.

Je voulais savoir : a-t-il discuté avec les partis représentants cette gauche et cette droite française, dont notamment les deux formations les plus importantes en terme de voix que sont le PS et l'UMP ? Parce qu'il promet de travailler et de réunir dans un même gouvernement des femmes et des hommes de ces formations politiques, c'est donc qu'il a des certitudes! Il ne peut pas mentir!

Et puis, la question a plusieurs fois lui a été posé. Oui, à plusieurs reprises, tout au long de l'émission, parce qu'on comprenait pas. Un coup, il faisait référence à Lecanuet, ou à Mendès-France. Puis, après au Général de Gaulle. Puis après il estimait Jacques Delors, avec un petit pincement au coeur pour François Mitterrand.

Puis, il nous fait la référence à l'Allemagne et à l'alliance entre les Chrétiens-Démocrates et les Sociaux-Démocrates. Il se voudrait en Angela Merkel! Mais lui a-t-on expliqué à François Bayrou que le Gouvernement allemand est composé de la sorte parce que les électeurs allemands avaient mis à égalité les deux formations politiques et que l'on assiste aujourd'hui à un immobilisme obligé au vu des différences d'opinion entre la Gauche et la Droite.

Bon, alors, il réplique avec son argument : ne viendront que ceux qui sont d'accord avec lui. Donc à défaut de PS ou d'UMP, ceux qui feront partie d'un gouvernement Bayrou devront donc être UDF! Quoi de nouveau dans cela ?

Et puis, dernière question, l'UDF s'est-elle déjà désisté pour un ou une candidate de gauche à une élection municipale, cantonale, régionale ou législative au détriment d'un candidat de droite ? Avec qui l'UDF co-dirige certaines collectivités territoriales ? A la première question, la réponse est non. A la seconde, c'est l'UMP.

Ainsi, François Bayrou nous ment quand il nous promet d'être différent. Tout ce qu'il veut, c'est peser dans son camp, la Droite, pour négocier des postes et un groupe parlementaire plus conséquent! Ce qu'il est, un rabatteur de voix pour Nicolas Sarkozy!

Stéphane Métas, Secrétaire de section

Par PARTI SOCIALISTE ROISSY- EN- BRIE
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Mercredi 28 février 2007

L'élection présidentielle approche. L'heure des choix n'est plus très loin. Nous, Socialistes de Roissy-en-Brie, soutenons et appelons massivement à voter dès le 1er tour, dès le 22 avril 2007, Ségolène Royal parce qu'elle propose la seule vraie alternative pour notre pays. Nous vous proposons, au fil des jours, de retrouver, autour de 9 thèmes, les propositions du Pacte présidentiel de Ségolène Royal. Aujourd'hui, l'économie...

Les 6 premières propositions du pacte présidentiel de Ségolène Royal visent à relancer la croissance. Et pour relancer cette croissance, il s’agit de tirer le pays vers le haut pour mettre les entreprises à l’abri des délocalisations de manière pérenne.

Pour cela, il n’y a pas 36 solutions. Là ou Nicolas Sarkozy parle de travailler plus, la candidate socialiste répond par l’innovation. En effet, notre pays n’est plus un pays industriel. Notre modèle social, la protection de notre environnement, nos services publics ne nous rendront jamais compétitifs avec des pays en voie de développement sur les productions industrielles de masse. Il faut donc que les entreprises françaises soient mondialement attractives, non pas par leur cout de production, mais par leur savoir-faire.

Et c’est dans cette logique que se positionne Ségolène Royal :

1 – Investir massivement dans l’innovation et la recherche : permettre à la France d’avoir une production à haute valeur ajoutée,

2 – la création d’une Agence nationale de réindustrialisation : prévenir valant mieux que guérir, il est nécessaire de prévoir les risques de délocalisations et, le cas échéant, de préparer les entreprises et leurs salariés à un changement d’activité.

3 - Soutenir les PME : ce sont les entreprises les plus petites qui emploient le plus grand nombre de salariés en France. C’est donc sur ces entreprises que doivent se concentrer les aides publiques (état et région) tout en leur favorisant l’accès aux marchés publics.

4 - Donner la priorité à l’investissement : réduire les taxes sur ce qui est producteur de richesses pour le pays, l’investissement dans les entreprises et augmenter la fiscalité spéculative et capitaliste.

5 - Sécuriser le parcours des jeunes créateurs en soutenant la création d'entreprises : c’est permettre à une idée de se développer, en abaissant les barrières qui aujourd’hui rendent laborieuse la création d’entreprise.

6 - Réformer l’Etat : un euro dépensé doit être un euro utile : la dette publique a explosée en 5 ans d’UMP. Pour avoir un service public de qualité, présent sur tout le territoire, il est nécessaire de maîtriser la dépense publique tout en la modernisant. Internet et les logiciels libres sont une piste pour apporter le service au plus prêt de l’usager au meilleur coût.

Ces propositions devraient permettre à notre pays de retrouver une croissance forte, associé à un développement durable de notre économie. Cette croissance contribuera à redonner de l’emploi à ceux qui en cherchent, et ainsi alimenter la croissance durablement : c’est le cercle vertueux.

Par PARTI SOCIALISTE ROISSY- EN- BRIE
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Mercredi 7 mars 2007

Après le « cercle vertueux » de la croissance, s’ajoute un constat, celui de la baisse du pouvoir d’achat. Et sur ce point, tous les partis s’accordent. Mais la différence, ce sont les solutions. Nous connaissons tous le « travailler plus pour gagner plus » de Nicolas Sarkozy qui essaie de faire croire aux Français que le salarié choisit librement son temps de travail. Nous avons vu également à l’œuvre l’UMP avec le bouclier fiscal et la baisse des impôts sur le revenu qui n’ont profité qu’à 10% des contribuables, essentiellement les plus riches. Au contraire du ministre candidat, Ségolène Royal propose d’augmenter le pouvoir d’achat du plus grand nombre :

7 – Augmenter les salaires : Tout d’abord, porter à 1 500€ brut le SMIC au plus tôt durant le mandat présidentiel. Et ensuite, profiter de la revalorisation du salaire minimum pour tirer vers le haut tous les salaires. Le seul moyen d’y parvenir, c’est la négociation avec tous les partenaires sociaux lors d’une conférence annuelle sur les salaires et non en l’imposant.

8 – Revaloriser immédiatement les petites retraites : avec 5% d’augmentation.

9 - Revaloriser immédiatement de 5% les allocations aux personnes en situation de handicap  

10 - Doubler l’allocation de rentrée scolaire qui sera versée aux familles en deux fois

Ségolène Royal propose, au contraire des candidats de la droite Bayrou et Sarkozy de limiter certaines dépenses particulièrement injustes et qui touchent les moins fortunés d’entre nous.

 

11 - Réduire les coûts bancaires : Ce sont toujours les mêmes qui sont touchés : les plus bas revenus, ceux pour qui la fin du mois commence le 15, ceux qui sont dans le rouge tous les mois, ceux qui tombent dans le surendettement. Car non contents de plonger leurs comptes dans les abysses bancaires, les banques leur savonnent le renflouement avec agios, frais diverses et variés. L’Etat se doit de réglementer cette profession et de fixer les limites. Il convient également de lutter contre le surendettement en pénalisant les établissements financiers qui octroient des prêts à des personnes non solvables.

12 - Lutter contre le logement cher, une sécurité logement tout au long de la vie : le constat est malheureusement simple, la hausse de l’immobilier a fortement contribué à la diminution du pouvoir d’achat. Et ceux qui sont principalement touchés, sont toujours les mêmes, les plus bas salaires. Il n’y a pas d’autre choix possible au regard des prix démentiels pratiqués, l’état doit réglementer ce secteur en augmentant les allocations logement, en construisant de nouveaux logements sociaux, en favorisant l’accès à la propriété, en récompensant, entre autres, les locataires de logements sociaux honnêtes.

Enfin, pour mesurer au mieux l’augmentation du cout de la vie, Ségolène Royal propose :

 

13 - Mettre en place plusieurs indices des prix reflétant la dépense des ménages : cette proposition est tellement pertinente que l’INSEE propose depuis le 28/02/2007 un simulateur personnalisé de l’indice des prix.  

Par PARTI SOCIALISTE ROISSY- EN- BRIE
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Jeudi 15 mars 2007

Le conseil municipal de Levallois-Perret à majorité UMP a voté une "demande de remise gracieuse" pour les 230.865,57 euros dus par le maire UMP Patrick Balkany, après sa condamnation pour avoir employé illégalement trois employés municipaux à son service personnel.
Le conseil municipal à majorité UMP de Levallois-Perret (Hauts-de-Seine) a décidé d'effacer la dette de son maire. Il a voté lundi 12 février au soir une "demande de remise gracieuse" pour un montant de 230.865,57 euros dus par Patrick Balkany à la commune, après sa condamnation pour avoir employé
illégalement trois employés municipaux à son service personnel.
Cette "demande de remise gracieuse" sera ensuite transmise au Ministre des Finances Thierry Breton, qui statuera en dernier ressort.
Le projet de délibération présenté par la municipalité aux conseillers explique que la loi du 23 février 1963 "dispose, en son chapitre IX, que 'les comptables publics dont la responsabilité personnelle et pécuniaire a été mise en jeu peuvent obtenir la remise gracieuse des sommes laissées à leur charge'".
Le 7 mai 1996, Patrick Balkany avait été condamné par le tribunal de grande instance de Nanterre, jugement confirmé en appel et en cassation, à 15 mois de prison avec sursis, deux ans d'inéligibilité, 30.000 euros d'amende et près de 120.000 euros de dommages et intérêts, "pour avoir affecté trois agents municipaux de la ville de Levallois-Perret à son usage personnel".
La justice administrative l'a également condamné à rembourser à la ville environ 524.000 euros représentant les salaires des trois agents communaux sur la période durant laquelle ils ont travaillé pour Patrick Balkany, et 230.865,57 euros représentant les intérêts de cette somme. "M. Balkany a réglé l'intégralité" des 524.000 euros, indique le projet de délibération.
Le même document poursuit: "l'intégralité du principal ayant été réglée à la ville, M. Balkany souhaite effectuer une demande de remise gracieuse des intérêts, comme la loi en prévoit la possibilité", demande adoptée lundi soir.
Ainsi, même Olivier de Précigout, conseiller municipal UMP d'opposition, a jugé l'adoption de cette demande "extrêmement choquante", se demandant "ce qu'en pense le président de l'UMP" Nicolas Sarkozy, proche de Patrick Balkany.
Elisabeth Gourevitch, conseillère PS, a dénoncé le fait que "dans cette situation, les intérêts sont supportés par la commune".
Indiquant vouloir saisir le tribunal administratif sur la décision de lundi, Dominique Cloarec, conseillère Verte, a lancé: "qui a dit hier 'il faut remettre la morale au coeur de la politique'? C'est votre ami Nicolas
Sarkozy (...) et je suis d'accord avec lui".

Par ARTICLE DE JOURNAL
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Lundi 19 mars 2007

3ème volet du pacte présidentiel de Ségolène, celui du travail. Le constat est malheureusement simple : le chômage ne diminue que dans les statistiques officielles (du moins quand elles seront publiées, après les élections !), la précarité s’installe de plus en plus dans notre pays. L’UMP essaye de faire croire que la solution est de travailler davantage, quand beaucoup aimerait tout simplement travailler !!!!

Ségolène Royal articule sa réponse sur 3 axes :

·         Lutter contre la précarité

Il faut arrêter de subventionner aveuglément les entreprises et de les laisser ensuite s’enrichir en délocalisant ou en supprimant de l’emploi. Un seul exemple pour illustrer tous ces patrons qui s’enrichissent en limogeant, celui de JDC Imprimerie à Torcy (http://www.olivierfaure.net/?p=82)  Il faut également lutter contre les emplois précaires, faire du CDI la règle.

14- Conditionner les aides publiques aux entreprises

15- Moduler les aides aux entreprises et les exonérations de cotisations sociales,  

Et comme rien ne peut se faire unilatéralement, 

16- Développer la négociation collective à tous les niveaux et sur tous les thèmes,

·         Sécuriser l’entrée des jeunes dans la vie active

Les jeunes sont notre avenir. Ségolène Royal souhaite les aider à entrer dans la vie active, leur donner un tremplin pour qu’ils puissent s’épanouir dans leur vie professionnel, car la première expérience professionnelle conditionne toute une vie. Pour cela, deux propositions :

17- Créer le droit au premier emploi des jeunes, pas de chômage de plus de 6 mois chez les jeunes diplômés, en proposant une formation professionnelle, un emploi aidé ou un tutorat rémunéré.

18- Instaurer un plan à taux zéro de 10 000 euros en faveur de chaque jeune pour l’aider  construire un projet.

·         Favoriser le retour à l’emploi

Une perte d’emploi ne doit plus être une fatalité, une descente dans les abymes de la détresse sociale. Dans son cercle vertueux, la candidate socialiste n’oublie pas ceux qui se retrouvent privés de travail, avec comme principal objectif, leur en redonner.

19- Mettre en place un revenu de solidarité active (RSA).

20- Renforcer la qualification et la capacité de revenir à l’emploi des salariés menacés de licenciement, cela va de pair avec le soutien d’une politique d’investissement dans l’innovation et la recherche. Toujours plus haut, avec un accompagnement à la reconversion professionnelle.

21- Mettre en place une sécurité sociale professionnelle garantie par l’Etat, avec un service public de l’emploi, regroupant la délivrance de l’allocation chômage, la formation qualifiante et l’aide personnalisée à la recherche d’emploi.

Par PARTI SOCIALISTE ROISSY- EN- BRIE
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Jeudi 10 mai 2007

Le décret du 27 avril 1848 a aboli l'esclavage en France. A l'origine un député puis sénateur de Guadeloupe : Victor Schoelcher. Cet homme, pas destiné pour la politique, a découvert au cours de ces différents voyages aux Amériques et aux Antilles la condition de vie des "Noirs". Il n'eut alors durant toute sa vie de porter des combats empreints d'humanisme : abolition de l'esclavage (1848) mais aussi abolition de la peine de mort qui ne verra sa concrétisation que plus d'un siècle plus tard, en 1981, sous l'impulsion conjuguée de deux hommes : François Mitterrand et Robert Badinter.

La France a largement participé à ce commerce de la personne humaine. Le Président de Chirac a décidé, avec raison, de commémorer l'abolition de l'esclavage. Cette décision intervenait d'ailleurs quelques semaines après les émeutes qui venaient de secouer la France, à la suite d'une verbialité déplacée et provocatrice du Ministre de l'Intérieur de l'époque, toujours prompt à attiser les peurs.

Mais l'essentiel est là : que l'on commémore la fin de cette barbarie humaine sans nom qui a touché plus de 14 millions de femmes, d'hommes et d'enfants. La date du 10 mai, date à laquelle la loi Taubira reconnait l'esclavage comme un crime contre l'humanité, est désormais une date importante de mémoire pour que l'on oublie jamais que les politiques qui visent opposer les hommes entre eux ou qui ne tiennent pas compte de la dignité légitime de tous, quelque soit son origine ou sa couleur de peau, sont des politiques dangereuses.

La discrimination ne doit plus avoir lieu d'être dans la France d'aujourd'hui. La France doit être rassemblée, unie et métissée, curieuse et fière de sa propre culture mais aussi des cultures qui l'enrichissent. Le Parti Socialiste reste vigilant sur ces questions essentielles quant à la dignité humaine légitime à chacun.

Le Parti Socialiste de Roissy-en-Brie s'associe à cette journée de commémoration, devoir de mémoire nécessaire et utile!

Stéphane METAS, Secrétaire de section

 

Le tunnel menant à la "Porte du non-retour"

par où sont passés de très nombreux esclaves, à Gorée (Sénégal)

Par PARTI SOCIALISTE ROISSY- EN- BRIE
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Mardi 3 juillet 2007

Nicolas Sarkozy, après avoir reçu le 26 juin les représentants de la communauté universitaire qui, dans leur ensemble, s’opposaient au projet de loi sur la réforme des universités, a remanié le texte en 24 heures. Pour Alain Claeys, responsable national PS à la recherche, la nouvelle mouture n’est toujours pas à la hauteur des enjeux.

Le projet de loi sur l’autonomie des universités sera examiné le 12 juillet au Sénat et aux alentours du 24 juillet à l’Assemblée nationale. Les trois mesures les plus critiquées, à la fois par les syndicats d’étudiants et d’enseignants et les présidents d’université, ont été modifiées. C’est un progrès ?

Effectivement, la sélection à l’entrée en master a été supprimée, l’autonomie n’est plus optionnelle mais obligatoire d’ici 5 ans et le conseil d’administration passe de 20 à 30 membres. Mais ces négociations sont loin de répondre aux besoins de l’enseignement supérieur en France car le projet de loi s’attaque uniquement au thème de la gouvernance. La situation exige un texte beaucoup plus audacieux que celui qu’on nous propose et des moyens supplémentaires dans l’immédiat, ce qui n’est pas le cas. L’université doit être réformée, c’est une nécessité dont plus personne ne discute, mais réformons-la vraiment !

Est-ce dans ce sens que le président de l’Unef, Bruno Julliard, a déclaré : « Cette réforme n’est pas la priorité » ?

Je ne vais pas parler pour lui, mais je tiens à évoquer les conditions de vie des étudiants, totalement absentes du projet de loi. La précarité en matière de logement, de santé, de transports, parfois même d’alimentation, est aussi responsable de l’immense taux d’échec en premier cycle. Jusqu’à 50 % des inscrits n’obtiennent pas leur diplôme. La France est un des pays développés qui dépense le moins pour ses étudiants : 1,1 % de son PIB en moyenne. Il faut donner plus de moyens pour l’encadrement des étudiants et revoir le système des bourses. Nous sommes hostiles au principe de sélection. En revanche, l’université doit développer, en liaison avec les collèges et les lycées, un véritable service d’orientation, avec des activités de discussion, d’évaluation, d’orientation pour chaque étudiant, sous la responsabilité d’un tuteur.

N’est-ce pas une satisfaction d’entendre le Président promettre 5 milliards sur 5 ans pour les universités ?

On vient surtout d’entendre que ces nouveaux crédits ne seraient pas votés avant la loi de finances 2008. Pourquoi attendre, alors qu’il suffirait d’un collectif budgétaire pour lever plusieurs centaines de millions d’euros ? Soit on fait de l’enseignement supérieur et de la recherche une priorité, comme l’a répété Nicolas Sarkozy pendant sa campagne, et dans ce cas-là on débloque des fonds tout de suite, soit on attend que les mois passent… Cela n’augure rien de bon.

Quel effort serait requis pour réellement favoriser la recherche ?

Pour rattraper son retard, la France doit augmenter de 10 % par an le budget consacré à la recherche. Elle reviendrait ainsi au niveau des pays développés, qui lui accordent en moyenne 3 % de leur PIB. Actuellement, vu la faible rémunération et le peu de reconnaissance accordées aux doctorants, un élève de classe prépa n’a aucun intérêt à faire une thèse. Et lorsque les postdoctorants partent à l’étranger pour obtenir une meilleure situation, ils peinent à revenir mettre à profit leur matière grise en France, ce qui fait que la recherche privée est également très peu développée. Face à cela, le projet de loi ne promet aucune politique de recrutements supplémentaires d’enseignants-chercheurs, mais au contraire va jusqu’à remettre en cause certaines de leurs missions.

Ce texte peut-il créer un système à deux vitesses ?

Assurément. Le Syndicat national de l’enseignement supérieur (Snesup-FSU) juge d’ailleurs ce texte inacceptable. Accorder tous les pouvoirs aux présidents d’université, notamment en matière de recrutement et de choix scientifiques, et favoriser le développement de nos universités sur le seul principe de la compétitivité, va à l’encontre de la réussite. Ce projet de loi est une remise en cause indirecte du statut de la fonction publique à travers un développement excessif des postes contractuels au détriment des postes statutaires. Or, l’ennemi de l’enseignement supérieur et de la recherche, c’est la précarité.

Par PARTI SOCIALISTE
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Mardi 3 juillet 2007

Cinq propositions sur cinq aspects oubliés dans le projet de loi :

– S’attaquer au problème de l’échec en premier cycle, en créant une allocation d’autonomie pour les étudiants, en renforçant l’encadrement et en développant un service d’orientation personnalisée qui revaloriserait les filières BTS et IUT.

– Améliorer la condition des doctorants et postdoctorants en augmentant les rémunérations et en établissant une meilleure reconnaissance du statut dans la convention collective.

– Augmenter dès maintenant les crédits accordés l’enseignement supérieur et à la recherche, pour ramener la France au niveau de la moyenne des pays de l’OCDE, soit 3 % du PIB.

– Favoriser les relations entre recherche et innovation en structurant les pôles de compétitivité, notamment en rapprochant les laboratoires des entreprises.

– Redéfinir une gouvernance efficace en démocratisant les conseils d’administration et proposer que l’État évalue les universités dans le cadre d’un contrat signé par les deux parties.

Par PARTI SOCIALISTE
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