Avant d’être Premier ministre et de proposer d’augmenter le taux de TVA de 5 points, François Fillon a exercé des responsabilités ministérielles importantes entre juin 2002 et mai 2005.
Lorsqu’il a été écarté du gouvernement en 2005, il affirmait sans nuance qu’il ne resterait du quinquennat de Jacques Chirac que les lois qu’il a fait voter. C’est oublier un peu vite que son action a eu des conséquences désastreuses pour les Françaises et les Français.
La loi de 2003 n’a absolument pas réglé la question du financement des retraites, dont le niveau est de plus en plus en faible :
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La seule perspective qui a été imposée aux Français est de travailler le plus longtemps possible pour une pension plus faible.
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En 2012, il faudra avoir cotisé 41 ans pour prétendre à une retraite à taux plein.
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Après 2012, il faudra travailler davantage encore car la loi a inventé le rapport constant entre le temps d’activité et le temps de retraite.
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La loi ne tient compte ni de la pénibilité des métiers ni des inégalités de carrière et d’espérance de vie.
La loi sur l’école de 2005 a concrétisé une logique de démolition du service public de l’Éducation nationale :
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Le nombre d’enseignants a sans cesse diminué à chaque rentrée scolaire, plus de 30 000 postes ont été supprimés dans le secondaire, soit un poste supprimé pour 5 élèves de moins.
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Les conditions d’enseignement se sont dégradées pour les enseignements et pour les élèves (suppression de filières et d’options, surcharge des classes).
En tant que ministre de l’emploi et des affaires sociales du premier gouvernement de Jean-Pierre Raffarin, François Fillon a :
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Réduit massivement les charges sur les bas salaires sans aucune contrepartie demandée aux entreprises et incité le développement des emplois peu qualifiés et mal rémunérés.
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Diminué de 250 000 à 80 000 par an le nombre de contrats aidés dont pouvaient bénéficier les chômeurs les plus en difficulté.
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Transféré la gestion du RMI aux départements sans donner les moyens financiers suffisants à la lutte contre l’exclusion.
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Légalisé l’existence de « travailleurs pauvres » en créant le revenu minimun d’activité pour des contrats de courte durée sans perspective d’insertion.
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Supprimé les emplois-jeunes.
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Laisser se dérouler le drame de la canicule de l’été 2003 sans jamais répondre aux appels des maisons de retraite et sans jamais simplement réagir.
Le passé ministériel récent de François Fillon traduit une politique d’abandon social qui illustre ce que sera véritablement son projet de « TVA antidélocalisation ».
Au nom de la compétitivité et de la sauvegarde de l’emploi, il s’agit de faire en sorte que les entreprises baissent leurs charges et que le manque à gagner pour la Sécurité sociale soit compensé par la hausse de la TVA.
Comme si la baisse des charges allait pousser les entreprises à réduire leurs marges et leurs prix.
En attendant, tous les Français subiront l’augmentation immédiate des prix résultant de la hausse de 5 points du taux de TVA.
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PARTI
L’avant-projet de loi sur l’immigration, transmis par Brice Hortefeux au Conseil d’Etat s’inscrit dans la droite ligne de stigmatisation des immigrés à seule fin électoraliste.
Une vie toujours plus chère : Le taux d’effort (part du budget logement dans les revenus) des ménages modestes est en hausse de 20% depuis 2002, alors qu’il était en baisse de 1997 à 2002.
Avec les socialistes une sécurité logement tout au long de la vie
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